www.athle.fr
Accueil
SITE OFFICIEL
du dynamic aulnay club
Actualités
L'oeil du coach
Commentez cette actualité(1)
8 Mars 2018 - Dynamic Aulnay Club

Veuillez trouver ci dessous un article paru sur le site de la fédération française d'athlétisme

Dans l’œil du coach : Amandine Homo au Dynamic Aulnay Club

404

Commentez cette actualité
Dans l’œil du coach : Amandine Homo au Dynamic Aulnay Club

Pistard, routard, combinard, sauteur, lanceur, jeune, compétition, loisir, haut niveau, découverte, nature, ville. Autant de mots à combiner qui, au sein des près de deux mille clubs, font l’athlétisme en France. Parmi les rouages essentiels de chaque structure, l’entraîneur, quel que soit son profil, occupe une place à part. Athle.fr vous invite chaque mois à la rencontre de ces hommes et femmes de l’ombre. Rencontre avec Amandine Homo, 37 ans, entraîneur au Dynamic Aulnay Club.

Dans la famille saut à la perche, je voudrais Amandine Homo. Posée et pince-sans-rire, franche et décontractée, humaine et carrée, l’ex-recordwoman de France du saut à la perche (4,31 m) transmet le plaisir qu’elle a toujours eu à voler dans les airs. Se définissant comme besogneuse, elle ne laisse pas de place à l’improvisation. Sans travail pas de réussite, mais sans sourire pas d’épanouissement non plus. A la manière d’une funambule, elle a trouvé cet équilibre et tente de contaminer ses athlètes avec cette sensation « unique » que seule la perche peut distiller.

Athle.fr : Votre définition de l'entraîneur ?
Il est avant tout au service des athlètes. Il va les guider dans leur vie sportive, voire personnelle, pour les amener à grandir, s’épanouir et se surpasser. Il est à la fois un technicien, un psychologue, un pédagogue et un passionné. Il va s’occuper aussi bien d’un débutant que d’un athlète de haut niveau. J’ai la chance d’entraîner un groupe où il y a tous les niveaux et j’essaye à chaque fois de donner le conseil qui permettra à l’athlète de progresser. J’accorde plus de temps à ceux qui ont de l’expérience parce qu’ils s’entraînent plus, mais j’ai autant de plaisir à coacher un benjamin qui s’éclate qu’un athlète qui prépare les échéances nationales voire internationales. Cette diversité est d’une grande richesse car elle me permet de garder en tête ce qui pousse avant tout un athlète à sauter : le plaisir. Une bonne connaissance technique est également primordiale, car il en va parfois de la sécurité de nos athlètes. Le saut à la perche peut vite devenir dangereux si certaines règles ne sont pas mises en place dès le début. Un entraîneur, c’est un psychologue car il doit, à un moment donné, trouver les mots qui l’aideront à faire face aux difficultés rencontrées. Mon expérience d’athlète, et même de femme, m’aide à comprendre ce que peuvent ressentir les athlètes et je n’hésite pas à l’utiliser pour les aider à affronter la vie. Le coach doit aussi être pédagogue et se remettre en question pour trouver la façon de faire qui guidera au mieux l’athlète. Enfin, c’est un passionné. Je ne conçois pas que l’on puisse entraîner sans aimer ce que l’on fait. Même si l’on n’a pas été un grand pratiquant, je pense que si l’on aime la perche, on peut être un bon coach.

Entraîneur à Aulnay, c'est plus dur qu'ailleurs ?
Ce n’est pas plus dur qu’ailleurs. Au contraire, je pense que c’est plus facile. J’ai la chance d’entraîner conjointement le groupe d’Aulnay avec Patrice Court. C’est presque mon « double », dans le sens où l’on a la même façon de voir le saut à la perche. Notre approche technique est quasiment identique, nous sommes très souvent d’accord et surtout nous partageons tout, aussi bien les réussites que les échecs. Nous concevons ensemble les plans. Cette association est riche et nous permet de proposer des séances tous les jours. L’un de nous deux est toujours présent lors des compétitions. C’est un plus pour les athlètes et pour nous, car ce n’est pas toujours facile de gérer le travail, l’athlétisme et la vie de famille. Lors des grandes échéances comme les championnats de France, nous sommes à deux, c’est un vrai plus. C’est rassurant de pouvoir compter sur quelqu’un, surtout quand il y a énormément de pression. Nous avons aussi la chance d’être aidés par mon frère Sébastien Homo pour tout ce qui concerne la partie musculation. Quant aux infrastructures, nous bénéficions d’une salle depuis quelques années. Même s’il n’y fait pas très chaud, au moins, nous sommes à l’abri.

Ce qui vous énerve et vous plaît le plus dans votre fonction ?
Ce qui m’énerve, c’est d’entraîner des athlètes qui ont des ambitions mais qui ne s’en donnent pas les moyens. J’ai du mal à coacher ceux qui ne viennent pas régulièrement, qui ne sont pas sérieux. Si tu veux atteindre des objectifs, la moindre des choses est de tout faire pour, sinon ce n’est même pas la peine d’essayer. Je ne supporte pas non plus que l’on fasse les séances à moitié. Pour réussir, il faut essayer d’être au maximum tout le temps. Les athlètes qui ne sont jamais contents et qui râlent tout le temps m’énervent aussi. D’accord, ce n’est pas toujours facile, mais il ne faut pas perdre de vue que l’on saute par plaisir et non par obligation. Enfin, ce qui peut m’énerver, c’est de ne pas être prise au sérieux sous prétexte que j’entraîne dans un club ou un groupe qui ne fait pas, pour la majorité, du haut niveau. Pour moi, être un bon entraîneur n’est pas uniquement lié à cela. Ce qui me plait, c’est de voir le sourire de mes athlètes à la fin d’une compétition. Je suis contente dès lors que je les ai aidés à avoir un petit moment de bonheur. J’aime chercher et essayer de trouver des solutions pour les aider du mieux que je peux. Intérieurement, je suis fière quand tout ce que je mets en place permet de faire grandir et avancer les athlètes. J’aime aussi ressentir cette pression dans les grandes compétitions. Ça me rappelle de bons souvenirs, sauf que là ce n’est plus moi qui fais la grosse partie du boulot.

Vous êtes un coach "connecté" ou un entraîneur à l'’’ancienne" ?
Je pense être entre les deux. Je m’appuie à la fois sur les nouvelles technologies, sur les méthodes reconnues et sur mon expérience personnelle. J’étudie les données statistiques de l’Opto jump, un outil armé de capteurs qui permettent de mesurer la longueur des foulées, la vitesse, la distance au décollage. Je me sers aussi de la vidéo pour analyser la technique de mes athlètes, mais je ne suis pas sans arrêt à observer tout ce qui se fait dans le monde. Mon collègue Patrice Court est plus connecté que moi, j’avoue que je me repose un peu sur lui dans ce domaine-là.

Votre plus beau souvenir ?
J’ai en ai beaucoup ! J’ai eu la chance d’avoir croisé des athlètes qui m’ont fait confiance et qui se sont donné les moyens de réussir. Les titres de champion de France de Nicolas Homo, Emeline Chevauchée, Thiziri Daci ou Anna Airault sont tous d’excellents souvenirs. Je me souviens très bien également de la première sélection de Thiziri au Festival Olympique de la Jeunesse Européenne à Utrecht. Après, le plus beau souvenir est sans doute la médaille de bronze d’Anna aux championnats du monde cadets au Kenya. Le contexte était particulier car je faisais partie de l’encadrement de l’équipe de France, tout étant dans le plâtre suite à une rupture partielle du tendon d’Achille. Tout me semblait irréel. Quant à ce concours, il s’est parfaitement déroulé. Au fur et à mesure, j’ai senti que tout devenait possible. Lorsqu’elle a battu son record et qu’elle a pris la troisième place, j’étais très heureuse pour elle. Son sourire valait bien plus que du bronze à mes yeux.

Quelle est votre relation avec les athlètes ?
Elles sont différentes selon les athlètes parce qu’ils sont tous différents. Pour certains, je pense être juste l’entraîneur, celui qui donne des conseils sur le bord de la piste. Mais pour d’autres, je pense être bien plus. Avec ceux et celles que j’entraine depuis longtemps, il y a une vraie relation de confiance. Je sais qu’ils écoutent et prennent en compte tout ce que je leur dis. Nous partageons régulièrement des moments conviviaux et ils savent qu’ils peuvent compter sur moi dès qu’il y a un souci.

Avez-vous un modèle d'entraîneur, dans l’athlétisme ou dans un autre sport ?
Sans aucun doute Maurice Houvion. J’ai eu la chance de m’entraîner avec lui. Sa rigueur associée à son côté blagueur m’ont aidée à comprendre que l’on peut s’entraîner sérieusement et faire du haut niveau dans une atmosphère détendue. Il répétait souvent « dans entrainement il y a entrain ». Ces mots résonnent souvent dans ma tête. De plus, il n’hésitait pas à coacher des athlètes dont il savait qu’il ne ferait pas du haut niveau, malgré son statut d’entraîneur national. La notion de groupe était très importante pour lui et cela fait désormais partie de mes valeurs.

Trois mots pour définir votre groupe ?
Plaisir. Travail. Confiance.


les Réactions (1)
Bernard LIBERMAN - 08/03 (19h20)
Super article, très intéressant !
Commentez cette actualité
Pour commenter une actualité il faut posséder un compte sur le site FFA, utilisez la rubrique ci-dessous pour vous identifier ou vous créer un compte.
Login (Email) : 
Mot de Passe : |
mot de passe oublié ?
21/06 >
18/06 >
14/06 >
10/06 >
09/06 >
01/06 >
27/05 >
21/05 >
20/05 >
17/05 >
17/05 >
11/05 >
07/05 >
28/04 >
14/04 >
09/04 >
25/03 >
18/03 >
15/03 >
03/03 >
Gros Plans
Barbecue de fin d'année
Barbecue de fin d'année

Le traditionnel barbecue de fin d'année et sa fameuse tombola aura lieu le mardi 26 juin .

Les Espaces

 

CLUB PREMIUM DE LA REGION ILE-DE-FRANCE

 

 

 

Retrouvez la charte locale du sport de la municipalité d'Aulnay-sous-Bois en cliquant sur l'image ci-dessous :

 

 

 

Mise à jour du site

Retrouvez régulièrement le bilan national et le  bilan du club 2016dans chaque discipline à la rubrique bilan du club mis à jour en temps réel

 

Prochains rendez vous

samedi 23 juin à Liévin

championnats de France des 10kms

----------

samedi 23 juin à Blois

Meeting de sélection pour les championnats du Monde juniors

----------

samedi 23 et dimanche 24 juin à Cergy

championnats LIFA espoirs séniors

----------

dimanche 24 juin à Longjumeau

 championnats LIFA minimes

----------